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06 décembre 2021
Juridique

Campagne ⓑodyright : protéger le corps contre les violences en ligne

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Le Fonds des Nations Unies chargé de défendre la santé et les droits en matière de sexualité et de reproduction (UNFPA) a lancé jeudi la campagne bodyright, l’équivalent du copyright pour protéger le corps, qui vise à mettre fin à la violence en ligne y compris le cyberharcèlement, les discours haineux ou les deepfakes.

Violence en ligne

le Dr Natalia Kanem, la Directrice exécutive de l’UNFPA part du constat qu’« à l’heure actuelle, les logos et les droits de propriété intellectuelle des entreprises bénéficient d’une meilleure protection en ligne que les êtres humains ». «  Incessante, sans frontières et souvent anonyme, la violence basée sur le genre est de plus en plus présente dans le monde virtuel. Il est temps que les entreprises technologiques et les décideurs politiques prennent la juste mesure de la violence numérique. » 

La violence en ligne prend des formes multiples : le cyberharcèlement, les discours haineux ou l’utilisation non consensuelle d’images et de vidéos comme les deepfakes. D’après le Service de recherche de la revue The Economist, 85% des femmes ayant accès à Internet ont déclaré avoir été témoins de violence à l’égard d’autres femmes et 38% ont indiqué en avoir fait l’objet. Environ 65% des femmes interrogées ont fait l’objet de cyberharcèlement, discours haineux et diffamation, tandis que 57 % d’entre elles ont été victimes d’abus basés sur la vidéo et l’image et de contrefaçon d’opinion (astroturfing), les contenus néfastes étant partagés simultanément sur plusieurs plateformes. 

Dans de nombreux pays, aucune législation n’existe pour interdire la violence en ligne. Lorsqu’une personne essaie de retirer des images d’elle utilisées de manière abusive, elle découvre que ses droits sont limités en la matière. Un parcours long et semé d’embûches attend ceux qui veulent faire appliquer leurs droits.

Les gouvernements ont adopté des lois interdisant la violation des droits d’auteur. Les plateformes numériques ont trouvé des solutions pour identifier et empêcher l’utilisation non autorisée des documents protégés par les droits d’auteur. Les personnes et leurs photos devraient bénéficier du même niveau de protection et des mêmes solutions. 

La campagne ⓑodyright

Le symbole ⓑ est au cœur de la campagne bodyright. Il est possible de l’ajouter à toute image directement à l’aide d’un sticker sur les stories Instagram, en utilisant l’outil bodyright ou en téléchargeant le symbole directement sur la page Web bodyright

Parallèlement, l’UNFPA a créé un site Web « Le virtuel est réel » qui diffuse les récits de victimes et survivantes de violence en ligne à travers le monde. Le fonds a également créé une pétition sur le site Web de Global Citizen qui demande l’adoption de mesures concrètes par les gouvernements, les entreprises de technologie et les plateformes de réseaux sociaux pour mettre fin à la violence et aux abus en ligne. 

La campagne a été lancée dans le cadre des « 16 jours d’activisme contre la violence basée sur le genre ». 

En parallèle, l’agence onusienne a mené des travaux visant à lutter contre cette violation des droits humains.

 

L'Union des Photographes Professionnels s'associe résolument à cette campagne et a d'ores et déjà signé la pétition. 

Vous pouvez vous aussi vous joindre à cette initiative ! signez la pétition 

Pour en savoir plus : https://www.unfpa.org/fr/bodyright#bodyrightSection




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